Régime paléo : le mode alimentaire de l’homme de demain ?

diététique ancestrale

Chaque été pour ainsi dire, une nouveau régime minceur aux résultats prodigieux faits on apparition. Pourtant la minceur n’est que la partie émergée de l’iceberg qu’est l’alimentation, et l’aspect santé de ce que nous mettons dans notre assiette, en période de diète ou non, est trop souvent négligé.

Chez Madame Web, on croit avant tout aux régimes santé et au bien-être avant de penser minceur, mais les deux ne sont pas incompatibles (au contraire). De circonstance en période estivale, l’alimentation crue s’invite facilement dans nos assiettes mais rassurez-vous, les plus carnivores d’entre-vous ont aussi leur régime santé : le régime paléo.

Le régime paléo, origines et particularités

Je mange paléo (ou presque !)

Je mange paléo (ou presque !) : 50 plats sans gluten, lactose ni sucre, Amandine Geers, env. 13€

Comme son nom l’indique, le régime paléo nous vient de nos ancêtres préhistoriques. Le principe est simple : il y 3 millions d’années et jusqu’à l’avènement de l’agriculture et de l’élevage au néolithique (il y a 10 000 ans seulement), l’Homme se nourrissait simplement de chasse et de cueillette. Il s’agirait donc de revenir aujourd’hui à une alimentation ancestrale, pré-agricole et (surtout !) pré-industrielle, mieux adaptée à notre métabolisme qui lui n’a pas évolué à la vitesse de nos civilisations.

Le régime paléolithique est assez proche du régime hypotoxique de Signalet, déjà discuté ici au sujet des maladies de civilisation liées à l’alimentation. Il est basé sur l’exclusion des sucres, des viandes grasses, avec peu ou pas de céréales et de légumes secs et pas de laitages (1 personne sur 5 souffrants de troubles chroniques liés à une intolérance au gluten ou au lait non identifiée). Les aliments restants (poissons & produits de la mer, viandes maigres, légumes sans amidon et non transformés en quantité, fruits et œufs) doivent être, en grande majorité, consommés crus ou cuits à hauteur de 110°C et pas plus, pour en conserver un maximum de nutriments.

Manger paléo

Manger paléo, Marc-Olivier Schwartz, env. 14€

Le régime paléo en souplesse

Les produits transformés qui étaient accessibles à l’époque préhistorique (huiles, fruits secs, thé…) sont tolérés dans une version souple de la diète paléo. Autre entorse possible à ce régime un peu stricte : de nombreuses céréales sont naturellement exemptes de gluten comme le sarrasin, le riz ou le sésame (ou très faibles en gluten comme l’engrain -ou petit épeautre), à partir desquels on obtient des farines pour réaliser tartes salées et gâteaux. Par ailleurs, les boissons végétales type lait d’amande, de noix, de riz, de soja, etc. à faire soi-même sont d’excellentes et savoureuses alternatives au lait de vache.

En bref :  plus de protéines, notamment animales ; plus de végétaux : légumes, fruits, racines et graines (sources de vitamines et anti-oxydants utiles pour prévenir cancers, hypertension et ostéoporose) ; autant de graisses, mais différentes (plus élevées en oméga-3, avec un rapport oméga-6 et oméga-3 plus de 10 fois inférieur à notre consommation actuelle) ; moins de glucides, la seule source de sucre naturelle provenant des fruits, baies et miel.

Quels sont les bienfaits du régime paléo ?

Ce bouleversement des habitudes alimentaires améliore de façon significative et générale la santé. Les aliments sont plus hygiéniques, plus sains, et apportent donc au corps une véritable énergie, permettant de sentir moins fatigué et moins stressé et globalement plus énergique. Les problèmes gastriques, intestinaux et cardiovasculaires ont aussi tendance à s’atténuer grâce au régime paléo, voire à disparaître. On constate aussi des résultats positifs chez les gens souffrant de diabète.

Enfin, le régime paléo fait perdre du poids (et du ventre !), même si ce n’est pas un régime minceur.

Existe-t-il des limites et inconvénients à ce régime ?

Le modèle paléo

Le modèle paléo, Mark Sisson, env. 20€

Aussi propre soit-il, ce régime n’est pas parfait. D’une part, avec 7 milliards d’individus sur terre, il est évident que la plupart des aliments qu’on peut se procurer aujourd’hui proviennent d’élevages et de cultures, ce qui va à l’encontre du principe sauvage du régime paléo.

D’autre part, les aliments autorisés étant assez limités, il est primordial d’utiliser l’ensemble de ce panel au risque de subir des carences (voire de prendre des compléments alimentaires du fait d’un apport en vitamines D insuffisant).

Enfin, notre mode de vie est aujourd’hui très différent de celui des hommes du paléolithique, qui marchaient plusieurs kilomètres chaque jour et se nourrissaient de ce qu’ils trouvaient en chemin. Comme pour le crudivorisme dont on vous parlait précédemment, il s’agit surtout d’un régime dont les grands principes santé doivent être incorporés intelligemment à l’alimentation de chacun, pour une vie plus longue et en meilleure forme.

Un peu de lecture

le regime prehistorique

Le régime préhistorique : Comment l’alimentation des origines peut nous sauver des maladies de civilisation, Thierry Souccar

Pour aller plus loin et tenter, qui sait, l’aventure paléo, Madame Web vous propose une liste d’ouvrages dédiés à la diète ancestrale et sa pratique au quotidien.

Thierry Souccar est journaliste scientifique à l’origine du site santé du Nouvel Observateur et aujourd’hui rédacteur en chef du site LaNutrition.fr, éditeur d’un site à son nom dédié à la nutrition santé et  qui fait la part belle au régime paléo, et auteur des ouvrages de référence suivants dans lesquels vous retrouverez ses grands principes paléo :

Coté pratique, les ouvrages ci-après permettent une introduction facilitée à l’alimentation paléo au quotidien :

Bonne lecture, et bonne alimentation !

Et vous, que pensez-vous du régime paléo ?

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